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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 08:44

 

 

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Published by IksiGreczed
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Iksi Greczed 28/06/2010 17:53


Il est possible de prendre les explications de la Physique pour une sorte, une forme de philosophie : une manière d'expliquer le monde selon ses propres critères. Ici, c'est particulièrement
intéressant.

Lorsque Étienne Klein nous dit : "Quelle que soit la chose (terre, petit pois ou Jupiter) qui tourne autour d'un corps massif dès le moment où elle se trouve à une distance remarquable (mesurable)
de ce corps, quelque soit la nature de ce corps, cette chose parcourra une orbite identique". Il suit en cela la loi de Galilée sur l'accélération des corps relativement à la gravitation et non pas
à la nature de la chose, son poids, ou elle-même (on se souvient de la plume et de la balle de plomb chutant dans le vide).

C'est-à-dire que, pour qu'une chose existe, il ne faut pas seulement une gravité, il faut que l'existence de cette chose se manifeste, sinon cette gravité n'aura aucun effet. Ça peut paraître bête,
cette remarque, mais elle ne l'est pas. Pour que le monde soit, il faut qu'il soit au moins deux et différent, c'est-à-dire trois simultanément : c'est la manière de penser qui est intéressante, en
philosophie, le contenu étant un seul moyen, comme des pions déplacés dans un jeu. La masse et le poids par le jeu de la gravitation, le poids lui-même n'étant qu'une manifestation indirecte de la
gravité ; la gravité est le fait que deux choses s'attirent (et on dit que la plus grosse attire la plus petite, ou que la plus forte en charge attire la plus faible) avec cette tendance à se
rejoindre. L'accélération, le fait que l'on tombe sans fin et de plus en plus vite, est une de ses mesures. Une fois que les choses se sont rejointes, la gravité s'exerce encore, mais la plus
petite touchant intimement la plus grosse, l'accélération n'existe pour ne laisser plus que le poids se manifester, car la chute est nulle : zéro centimètre.

"La masse est ce par quoi le corps va subir l'influence de la gravitation" et "la trajectoire d'un corps dans un champ de gravitation ne dépend pas de sa masse". Ha ! En voilà une chose qu'elle est
amusante. Un corps *est* d'abord une existence, ensuite il devient une masse dans un champ gravitationnel, pour finir il a un poids. "La trajectoire d'un corps dans un champ de gravitation ne
dépend pas de sa masse". C'est ce qui est nommé "la masse grave". Le poids est ressenti lorsqu'on est si intimement en contact avec le champ de gravitation qui n'a plus d'accélération *possible*,
qu'on le touche ; sinon on ne le sent pas. On parle alors de vitesse de chute nulle.

Il y a une autre masse, égale à la première lorsqu'on se sert du même système de référence, qui est *la masse inerte* : la force nécessaire pour déplacer ce corps : "la difficulté qu'il y a à le
mettre en mouvement". Ce qui revient à dire que la masse inerte est à nouveau une force *extérieure* au corps en question, tout comme la gravité est une force *extérieure* à ce corps. La
manifestation du corps n'a de réalité que par rapport à une force extérieure, sinon il n'existe pas dans l'espace, mais seulement en pensée. "La masse inerte mesure la résistance au mouvement des
corps". La gravité lui donne du poids.

"Lorsqu'on est en chute libre, on ne sent plus son propre poids" : la gravité (ou l'inertie) n'a plus d'emprise sur soi, car cette force s'annule dans sa perception à travers le corps en un
mouvement correspondant exactement à l'accélération de la gravité . Mais nous sommes *alors* dans un contexte où ce qui forme votre entourage immédiat subit la même règle : rien ne *ressent* la
gravité, alors que, pourtant, on *vit* la gravité (ou l'inertie).

Cependant, dire que ces deux masses n'ont rien à voir l'une avec l'autre n'est pas juste : elles ont pour commun l'*objet* sur lequel l'une et l'autre s'exercent. Et accessoirement, cette force
nécessaire pour déplacer ce corps, qu'elle soit de gravité ou d'inertie, puisque égales l'une l'autre, peut être apparentée comme une variété de l'une à l'autre : que l'inertie peut être une
gravité quelconque qui se manifeste sur ce corps, qu'il soit ou non, déjà en mouvement ou non ; ou que la gravité peut être une force d'inertie constante constamment en accélération. C'est le
principe d'équivalence de Albert Einstein. Si le corps *est* d'abord par une existence qu'il manifeste, le corps *a* ensuite une existence qu'on lui attribue par une force extérieure à
lui-même.

Aussi on pourrait traduire ceci par : "Dès le moment où on se laisse prendre par un fait social, on ne sait plus qui on est : l'accélération de la *gravité* du moment vous emporte dans son courant
et vous soustrait de votre sensation de poids. Vous êtes alors à la merci de la moindre force inertielle qui peut déroger à cet immobilisme relatif". C'est *le déplacement du poids des choses* !


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